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L'ASTROPHOTOGRAPHIE À SON PLUS SIMPLE !!! Une façon efficace d'obtenir des images de très grande qualité en astrophotographie est d'appliquer ces trois règles de base :
Donc, si on utilise un télescope parfait avec un appareil photographique parfait, on peut appliquer l'équation suivante:
Équation #1 :
Comme vous vous en doutez et bien malheureusement, le système astrophotographique parfait n'existe pas encore. Même le légendaire télescope Hubble ne possède pas les caractéristiques incroyables décrites ci-haut (sauf bien sûr celle d'être situé dans l'espace). Par contre, certains défauts inévitables causés par l'imperfection de nos instruments ainsi que l'environnement dans lequel les astrophotographies sont réalisées peuvent être grandement atténués. La technique utilisée se nomme LA CALIBRATION DES IMAGES. Cette technique consiste principalement à ISOLER (photographier) ces imperfections et à les appliquer aux expositions des sujets photographiés (LIGHT). À première vue, cette techniques semble très complexe, mais elle est fondamentalement simple. Je tenterai donc de vous expliquer celle-ci le plus simplement possible.
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La deuxième source d'imperfections à isoler est celle liée aux capteurs des appareils photographiques (CMOS ou CCD). Les capteurs possèdent plusieurs types d'imperfections qui sont corrigeables par la calibration des images, soit:
Les pixels chauds, le rayonnement thermique et le décallage sont des défauts qui font partie de toutes les images acquisitionnées. Tout comme pour les FLAT FIELD (section précédente), la technique pour éliminer ces défauts consiste à les isoler en les photographiant. Pour ce faire, il suffit de réaliser une exposition avec exactement les mêmes paramètres que l'image acquisitionnée mais dans l'obscurité totale (protecteur opaque sur le télescope). Cette image se nomme DARK. Équation #3 :
Dans cette équation, on a deux types d'expositions soit le LIGHT et le FLAT FIELD. Étant donné que ces expositions sont réalisées avec des paramètres différents (temps d'exposition, sensibilité ISO) et qu'ils sont souvent réaisés à des moments différents dans une soirée d'astrophotographie (variation de la température extérieure), leur bruit thermique accumulé est donc différent. Pour cette raison, une exposition DARK' doit être effectuée pour le LIGHT et une exposition DARK'' doit être effectuée pour le FLAT FIELD. |
La technique de calibration des images (équation #3) permet d'améliorer grandement la qualité des images en compensant pour les défauts prévisibles de nos instruments (télescopes et capteurs). Cependant, lorsqu'on regarde une seule exposition calibrée, on remarque que l'objet photographié se noie dans une mer de pixels d'intensités et de couleurs variées (voir la photographie ci-dessous). Une deuxième exposition du même sujet (avec exactement les mêmes paramètres) révèlera une image d'apparence semblable, sauf que la trame de fond constituée des pixels indésirables semble ne pas être identique. Cette trame de fond aléatoire se nomme le bruit. Le rapport entre la portion désirée de l'image et celle aléatoire non désirée se nomme le rapport signal au bruit. Plus se rapport est élevé, plus l'mage sera de qualité.
AUGMENTATION DU RAPPORT SIGNAL AU BRUIT Le rapport signal au bruit double à chaque diminution de 6 à 8 °C du capteur. Alors, pour augmenter le rapport signal au bruit de vos photographies, il suffit de faire leur acquisition en hiver ou près des pôles Nord ou Sud !!!!! Par chance, il existe d'autres moyens beaucoup plus pratiques. Généralement, les appareils spécialisés en astrophotographie sont munis de dispositifs de refroidissement par effet Pelletier, soit le même genre de dispositif que l'on retrouve dans les glacières électriques (12 Vcc) pour automobile. Les appareils photographiques standards (DSLR ou autres appareils digitaux) ne sont pas refroidis, donc loin d'êtres aussi performants. Autre que la baisse de température du capteurs, certaines méthodes permettent d'augmenter le rapport signal au bruit, soit l'augmentation du temps d'exposition et les techniques de moyenne ou d'addition d'images.
RÉSULTAT OBTENUS (ADDITION D'IMAGES)
APPLICATION DE MOYENNES POUR LES IMAGES DE CALIBRATION Le bruit n'est pas uniquement présent dans les expositions du sujet (LIGHT), mais égalemet dans toutes vos images utilisées pour la calibration(DARK et FLAT). Étant donné que les images de calibration sont utilisées pour rénover vos expositions, il est important qu'elle aient un bon rapport signal au bruit (pour ne pas faire l'effet inverse). On doit donc effectuer plusieures expositions de chacune des images de calibration et en faire la moyenne. Les images de calibration de l'équation #3 deviennent donc:
Je ne remplacerai pas les variables ci-haut dans l'équation #3, cette dernière pourrait faire peur à ceux qui font leurs premiers pas en astrophotographie numérique. Ce qui est important de retenir, c'est de faire entre 10 et 20 expositions de chacune de vos images de calibration. Par exemple, au lieu de faire un seul FLAT FIELD, faites-en plusieurs ! Les logiciels spécialisés s'occuperont du reste.
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EXTRAPOLATION DES DARKS Jusqu'à présent, je n'ai pas introduit l'images de décallage OFFSET dans les équations de calibration des images. Pourtant cette dernière est uilisée dans la majorité des logiciels de traitement d'image (IRIS, MaximDL, etc...). Voici donc une explication sommaire de son utilité:
La technique d'optimisation du DARK a également un autre avantage majeur. Le guidage (manuel ou automatique) permet d'atteindre des temps d'exposition élevés pour chacun des LIGHTS. On a vu précédemment que le temps d'exposition des DARKS doit être le même que celui des LIGHTS et que pour générer un DARK avec un minimum de bruit, on réalise la moyenne de 10 à 20 expositions. Donc, si vous avez réalisé des expositions de 10 minutes pour chacun de vos LIGHTS, vous devrez réaliser 10 à 20 expositions de 10 minutes pour vos DARKS!!!! Le temps est précieux et les fins de soirées d'astrophotographie sont généralement pénibles à cause de la fatigue (et du froid l'hiver). La technique d'optimisation permet donc d'utiliser des DARKS ayant des temps d'exposition moins élevés pour en extrapoler un nouveau presque équivalent à celui d'une longue exposition. L'inverse est également possible, soit d'utiliser des DARKS ayant des temps d'exposition plus élevés pour en extrapoler un nouveau presque équivalent à celui d'une courte exposition. Pourquoi faire une telle chose ???? Étant donné que l'on doit de toute façon exposer des DARKS de longue durée, pourquoi ne pas les utiliser pour extrapoler les DARK'' (DARK pour les Flat Fields). On peut donc omettre l'exposition des DARK'' lors d'une soirée d'astrophotographie (sauve du temps et de l'espace mémoire - images RAW très volumineuses). La dernière équation est donc celle utilisée par la majorité des logiciels de traitement d'image. Équation #4 :
Note: Les facteurs de correction K et L peuvent être déterminés par calcul à partir de statistiques d'intensités des pixels des images LIGHT, DARK et FLAT FIELD. Par contre, le logiciels de traltement d'image font généralement très bien ce boulot de façon automatique. Pourquoi se casser la tête quand on peut simplement sélectionner une option du genre "optimiser" et appuyer sur un bouton ? |
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- Faire images des équations avec des indices (pas d'exposants)
- Conclusion: On a vu les différentes tecninques pour compenser pour les défaute optiques, les défauts des capteurs ainsi que le bruit. Il reste un dernier problème à résoudre qui est lié au fait que les expositions ne sont pas réalisées dans l'espace: Les perturbations atmosphériques. La solution à ce problème est relativement simple. Il faut être multimillionnaire et avoir d'excellents contacts à la NASA.
METTRE DANS CORRECTION DÉFAUTS CCD - NOTE: Les FLAT permettent également de compenser pour les inégalités de la sensibilité des pixels sur le capteur CCD (ou CMOS). Étant donné que le FLAT FIELD est réalisé en photographiant une surface illuminée de façon uniforme,